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 Et l'horloge sonna 20h [Léo Tripp]

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MessageSujet: Re: Et l'horloge sonna 20h [Léo Tripp]   Lun 13 Déc - 23:19

Du coin de l'œil, je vis Maria prendre un peu de distance.

- Veuillez excuser mon geste... dit-elle embarrassée. Je n'aurais pas dû vous enlacer.

Je rangeai le parchemin dans ma poche et me tournai vers elle. Elle évitai mon regard et je la comprenais. Cela devait lui paraître étrange d'avoir réagi ainsi alors que nous nous connaissions à peine. Pour ma part, je ne lui en voulais pas. Son geste n'était rien d'autre qu'amical. Je l'avais accepté volontiers.

- Je suppose que la première réaction d'une personne est celle qui vient du plus profond de son cœur, répondis-je.

Je fis deux pas pour me retrouver en face d'elle. Comme elle baissait la tête pour ne pas me regarder, quelques mèches de ses cheveux dorés tombaient devant ses yeux. Je levai une main et les plaçai derrière l'oreille de la jeune femme.


- Je n'ai donc rien à vous reprocher, ajoutai-je d'une voix douce.

Je lui caressai la joue, l'effleurant à peine.


- Au contraire...

Alors que je la contemplai comme une œuvre d'art, mes pensées se tournèrent vers Mary. Je baissai le bras et ce fut à mon tour de regarder ailleurs, gêné par mon comportement.
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Maria Angel
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MessageSujet: Re: Et l'horloge sonna 20h [Léo Tripp]   Mar 14 Déc - 1:24

« La première réaction d'une personne est celle qui vient du plus profond de son cœur », cela devait être sûrement vrai, la jeune femme avait agit sur le coup donc s’était en quelque sorte un geste qu’elle voulait faire inconsciemment. Maria vit la silhouette de l’homme se rapprochait d’elle bien qu’elle ne le regardait pas. Léo eut une nouvelle fois un geste qui fit frissonner la jeune femme, l’atmosphère était devenue limite oppressante comme si la situation avait été des plus cauchemardesque. Non pas que se soit vraiment le cas mais Maria savait que si elle levait les yeux vers son partenaire, il y aurait des actes non voulus qui auraient fait leurs apparitions. Alors qu’il baissa la main, la jeune femme décida de ce moment pour retournait s’asseoir devant son verre de Whisky a moitié plein. Maria passa son index tout autour du verre qui avait une couleur grisâtre tout en regardant le pub. Les lieux étaient de nouveau vides depuis la petite embrouille qui avait semé le cahot. La barman, lui était toujours derrière son comptoir, un chiffon blanc maculé de tâche sur l’épaule droite, attendant sûrement avec espoir que de nouveaux clients daignent venir boire un coup. La jeune femme brisa le silence qui s’était installée après avoir vu un misérable piano qui devait trôner à sa place depuis des siècles mais Maria ne l’avait jamais vue. Elle but une gorger du Whisky et se leva de nouveau partant en direction du piano. Arriver devant, elle souleva le chemin de table qui protégeait les touches, se qui fit volé la poussière dans la pièce. Au contact de la poussière avec son nez Maria éternua trois de suite et se mit à pianoter sur les touches puis une mélodie se fit entendre plus douce et plus apaisante. La jeune femme s’était assise et s’était laissé aller. Se fut sûrement cette mélodie qui attira quelques nouveaux clients de passages mais aussi notre homme qui avait faillir finir congelé par Léo et ces collègues. Lorsque Maria remarqua que tout le monde la regarder, elle se stoppa net.

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MessageSujet: Re: Et l'horloge sonna 20h [Léo Tripp]   Mar 14 Déc - 20:47

Maria en profita pour s'éloigner de nouveau. Elle s'assit devant son verre de Whisky et contempla chaque recoin du pub avec une attention que je devinais fuyante par rapport à moi. Encore une fois, je ne lui en voulais pas. J'étais l'auteur de l'embarras qui nous traquait tous les deux et elle avait tout à fait le droit d'avoir des doutes ou des craintes vis-à-vis de ma personne. Après tout, je ne demeurais pas aussi gentil qu'elle le pensait...
Je restai debout, pensif. Je ne daignai bouger qu'au moment où la jeune femme se leva après avoir bu une gorgée de sa boisson. Elle se dirigea vers le fond de la salle où trônait un vieux piano. Je ne l'avais pas remarqué avant. Il faut dire que la poussière qui le recouvrait le rendait presque invisible aux yeux des clients. Étant une habituée, Maria devant savoir qu'il se trouvait là bas.
Elle s'assit sur le tabouret et souleva le pupitre, faisant voler un nuage de poussière. La jeune femme éternua discrètement avant de poser ses mains sur les touches du piano. Elle commença par laisser ses doigts courir au hasard. Puis une mélodie se forma peu à peu, les notes se firent plus fluides, agréables à entendre. Je m'appuyai contre la table, à l'écoute de ce que Maria était en train de créer : un doux moment de bonheur dont je profitai au maximum. Elle jouait magnifiquement bien. Je me sentais à présent beaucoup mieux grâce à elle...
J'aurais voulu qu'elle ne s'arrête jamais. Des clients entraient peu à peu, peut-être attirés par cet air apaisant. Même le groupe d'hommes partis auparavant revinrent. Ils passèrent loin de moi tout en évitant de me regarder. Celui qui s'y risqua baissa très vite les yeux, la crainte se lisant sur son visage. Alors que je pensais à la fin de la mélodie dont la dernière note résonnerait bientôt dans le pub, elle cessa soudainement.
Je m'avançai lentement et sans bruit jusqu'à me retrouver derrière la jeune femme. Elle paraissait gênée d'attirer autant l'attention. Je posai une main sur son épaule puis m'assis à côté d'elle.


- N'ayez pas honte de ce que vous faites, murmurai-je en lui faisant un doux sourire. Ces personnes et moi-même ne faisons que vous admirer.

J'effleurai les touches du piano du bout des doigts.

- Puis-je ?
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Maria Angel
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MessageSujet: Re: Et l'horloge sonna 20h [Léo Tripp]   Mar 14 Déc - 23:48

Cette sensation de bien être, dévasions, la jeune femme l’avait ressentit le temps de la mélodie. Elle était restée figer comme si un être maléfique lui avait jeté un sort, elle qui normalement n’était pas intimidé par le monde, qui n’hésitait pas à l’ouvrir quand il le fallait mais lorsqu’elle se trouvait devant un piano Maria était tout se qui était de plus inoffensif.

La jeune femme balaya la salle d’un regard rapide et sursauta lorsque Léo se mit à lui parler. Elle ne devait pas avoir honte selon lui mais s’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire, elle ne jouait jamais devant du monde même ces plus proches amis ne devaient pas le savoir qu’elle avait un certain don pour la musique. La jeune femme savait jouée de tous les instruments qu’elle voulait en passant du pipo à la contrebasse et pourtant elle n’a jamais prit un seul court de musique.


- Je n’aime pas jouer devant autant de monde… murmura Maria.

Il lui demanda s’il pouvait prendre place afin de pouvoir se mettre à jouer à son tour.


- Oui, vous pouvez, lui répondit-elle.

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MessageSujet: Re: Et l'horloge sonna 20h [Léo Tripp]   Mer 15 Déc - 0:42

Elle marmonna ne pas aimer jouer devant autant de monde. Je ne la savais pas aussi timide... Puis elle accepta de me laisser jouer. Tout le monde chuchotait dans le pub. J'ignorais si tous ces gens parlaient de nous. Je me fichais de savoir si le fait que nous jouions du piano les dérangeait ou non. Si cet instrument se trouvait là, c'est qu'il devait bien y avoir une raison.
Après avoir mémorisé ce que j'allais interpréter, j'approchai lentement mes mains des touches abîmées par le temps. J'appuyai plusieurs fois sur la même note puis changeai sans me presser, comme un enfant apprend son premier air. Puis je repris du début, me laissant entraîner par la mélodie que je jouais à l'époque en duo avec Mary.

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